L'équerre
La rectitude et la droiture morale : elle règle les actions et rappelle à chacun ses devoirs.
Née des confréries de bâtisseurs, la Franc-Maçonnerie est une école de perfectionnement fondée sur les symboles, le rituel et la fraternité. Ses origines, ses outils et ses étapes.
01 · Histoire
Au Moyen Âge, les maçons « opératifs » bâtissent cathédrales et châteaux. Peu à peu, leurs loges accueillent des membres étrangers au métier : les maçons « acceptés ». La maçonnerie devient alors « spéculative » : on n'y taille plus la pierre, mais soi-même.
Les bâtisseurs de cathédrales s'organisent en confréries. Dans leurs loges, ils se transmettent les secrets du métier et les règles de vie commune.
Quatre loges londoniennes se fédèrent le 24 juin 1717 : c'est l'acte de naissance de la Franc-Maçonnerie spéculative moderne.
Ce texte fondateur fixe les principes de l'ordre : tolérance, fraternité et respect des convictions de chacun.
La Franc-Maçonnerie gagne la France, puis l'Europe entière, portée par l'esprit des Lumières.
Le pape Clément XII publie la bulle « In eminenti », première d'une longue série de condamnations par l'Église catholique.
La principale obédience française est fondée ; d'autres verront le jour au fil des siècles suivants.
Le Suprême Conseil de Charleston organise le Rite Écossais Ancien et Accepté en 33 degrés.
Le Rite Écossais Ancien et Accepté s'implante en France, d'où il rayonne dans le monde francophone.
02 · Symboles
Le travail maçonnique passe par les symboles. Chacun est une invitation à réfléchir, que chaque membre interprète en conscience.
La rectitude et la droiture morale : elle règle les actions et rappelle à chacun ses devoirs.
La mesure et la maîtrise de soi : il trace les limites dans lesquelles l'homme agit avec sagesse.
L'être tel qu'il se présente, avec ses aspérités : la matière première du travail maçonnique.
L'être accompli, aux faces dressées, prêt à prendre sa juste place dans l'édifice commun.
La volonté qui frappe et le discernement qui guide : les deux outils de la taille de soi.
L'égalité entre tous les membres de la loge, quelles que soient leurs origines.
Le fil à plomb : la rectitude, la profondeur et la recherche intérieure.
L'alternance des carreaux noirs et blancs : la dualité du monde, l'ombre et la lumière.
Jakin et Boaz, à l'entrée du temple : la stabilité et la force qui fondent toute construction.
Le triangle rayonnant placé à l'Orient : la connaissance et le principe qui éclaire les travaux.
Le symbole du Compagnon : l'être qui s'éclaire peu à peu par la connaissance.
Les mains jointes en fin de tenue : la fraternité qui relie les membres, présents et absents.
03 · Les grades
La maçonnerie symbolique se parcourt en trois étapes. Chacune approfondit la précédente.
Le temps du silence. L'Apprenti écoute, observe et commence à tailler sa pierre brute.
Le temps du voyage. Le Compagnon élargit ses connaissances et s'ouvre au monde.
Le temps de la transmission. À travers la légende d'Hiram, le Maître devient gardien de la tradition.
04 · Lexique
Quelques termes pour comprendre le vocabulaire maçonnique.